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UNION AFRICAINE:DISCOURS DE SEM IDRISS DEBY ITNO, PRESIDENT EN EXERCICE DE L’UA, A L’OUVERTURE DE LA 28ème SESSION DU SOMMET DE L’UA


Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Délégations ;
M. Mahamoud Abbas, Président de l’Etat de Palestine ;
Monsieur Antonio Guterres, Secrétaire Général des Nations Unies ;
Madame la Présidente de la Commission de l’Union Africaine ;
Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs.

Je voudrais, dès l’entame de mon propos, m’acquitter d’un agréable devoir, celui de vous présenter, à toutes et à tous, mes vœux les meilleurs. Je formule le vœu ardent de paix, de sécurité, de stabilité et de prospérité pour notre Continent.

Je voudrais également, au nom des Chefs d’Etat et de délégation, adresser nos sincères remerciements et félicitations au peuple et au Gouvernement de la République Fédérale Démocratique d’Ethiopie et à la Commission de l’Union Africaine pour la parfaite préparation de nos assises.

Aussi, à votre nom à vous tous, je tiens à saluer la présence parmi nous de nos illustres invités leurs Excellences Mahamoud Abbas Président de l’Etat de Palestine et Antonio Guterres, Secrétaire Général de l’ONU, et leur souhaiter une très chaleureuse bienvenue.

Je saisis cette occasion pour réitérer nos vives félicitations à M. Antonio Guterres, pour sa brillante élection, et lui souhaiter plein succès dans ses nouvelles fonctions. L’Afrique trouve en lui un Ami sincère, engagé et sensible à ses préoccupations, et l’assure de son soutien.

Excellences ;
Mesdames, Messieurs ;

Il y a un an, vous m’aviez fait l’honneur de me confier la présidence tournante de notre organisation. Plus qu'une mission, il s’agissait d’une lourde responsabilité qui en appelle à l’engagement, à la détermination et au sacrifice.

Dans la limite de mes modestes capacités, j’ai essayé, comme je l’avais promis, de m’investir avec passion et dévouement, dans l’accomplissement de ma délicate et exaltante mission.

Dans toutes les tribunes où je me suis exprimé, les préoccupations majeures liées à la stabilité, à la paix, à la sécurité et aux défis du développement de notre Continent, ont été au centre de mon plaidoyer.  

Que ce soit au sommet du G7 à Isé-Shima au Japon, au sommet du G20 à Hangzhou en Chine ou à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, pour ne citer que ces forums, j’ai insisté sur les priorités de notre Continent dont la place et le rôle dans la gouvernance mondiale sont malheureusement minimes.

Excellences ;
Mesdames, Messieurs ;

Notre continent est soumis à rude épreuve comme en témoignent les multiples crises et conflits qui le secoue dans ses différentes parties. Je voudrais à titre illustratif citer, entre autres, la crise libyenne avec ses conséquences sur l’ensemble du Sahel, le drame humanitaire au Soudan du Sud, le cycle de violences et d’insécurité en Afrique centrale et dans les pays des Grands Lacs, le développement du péril terroriste fortement installé dans la bande sahélienne jusque dans la Corne de l’Afrique.

A ces défis déjà accablants, s’ajoutent la criminalité organisée transfrontalière, la piraterie maritime, le trafic de migrants, des armes, des stupéfiants et de divers produits illicites.

Ensemble,nous nous sommes attaqués à ces défis de taille avec des fortunes diverses. Si nous n’avons pu remettre la Libye sur les rails de la paix et de la stabilité, nous avions tout au moins exploré les voies et moyens pour aider ce pays frère à sortir de l’impasse politique et du chaos sécuritaire.

C’est dans cette perspective, que nous avons multiplié les rencontres dont celles du haut comité de l’Union Africaine sur la Libye tenues respectivement à Addis-Abeba en novembre dernier et à Brazzaville, il y a juste quelques jours.

C’est le lieu ici de féliciter les pays amis et la communauté internationale pour leur contribution combien importante à cette dynamique de recherche de la paix et de la stabilité.  

Nous nous réjouissons également des actions entreprises par notre organisation, les communautés régionales et les Etats en vue de contenir la poussée du terrorisme et du radicalisme.

A cet égard, je note avec satisfaction les revers importants infligés aux terroristes de BokoHaram dans la région du Lac Tchad et aux autres groupes affidés de l’Etat islamique dans le nord du Mali et dans la Corne de l’Afrique.

De même, je tiens également à saluer la création en juillet dernier d’un Fonds de lutte contre le terrorisme, ainsi que l’adoption à Lomé en octobre 2016 de la charte africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement.

Cette Charte signée par plus d’une trentaine des pays membres lors de son adoption marque incontestablement une étape décisive dans la dynamique de préservation de l’espace maritime.

La réponse commune durable aux multiples défis sécuritaires, réside, dans la mutualisation de nos moyens humains et financiers. La Force multinationale mixte engagée par les pays membres de la Commission du bassin du Lac-Tchad dans la lutte contre Boko Haram en est une parfaite illustration.

C’est pourquoi, nous soulignons l’impérieuse nécessité de l’opérationnalisation effective de la Force africaine en attente, ainsi que de la Capacité Africaine de Réponse Immédiate aux Crises.

Notre effort collectif et nos mécanismes d’action seraient encore plus déterminants s’ils sont appuyés par nos partenaires clés comme les Nations Unies. Je me félicite à cet égard de la qualité des échanges que nous avions eus hier autour d’un petit-déjeuner avec le nouveau Secrétaire Général.

Je salue l’adhésion de M. Antonio Guterres à la proposition de faire de ce petit-déjeuner de travail une plate-forme d’échanges entre lui et les Chefs d’Etats et de Gouvernement africains en marge de chaque Sommet de janvier de l’U.A.

Aussi,voudrais-je remercier M. Antonio Guterres de la compréhension et de la sympathie dont il a fait montre vis-à-vis de l’Afrique en touchant du doigt ses préoccupations.

Mesdames et Messieurs,
Distingués Invités

Je voudrais me féliciter de l’issue heureuse de la crise post-électorale qui a failli déstabiliser la Gambie et de l’accord intervenu en décembre dernier entre les acteurs politiques en République Démocratique du Congo.

Cependant, il y a lieu de s’interroger sur les processus électoraux en Afrique qui sont pour la plupart du temps attendus avec anxiété par les populations, tant les risques d’affrontement qu’ils comportent sont nombreux.

Excellences ;
Mesdames, Messieurs ;

Au cours de son Sommet de juillet 2016 tenu à Kigali, l’Union Africaine a pris d’importantes décisions dont, entre autres, l’institution d’une taxe sur nos importations pour assurer une indépendance financière à notre organisation.
Le rapport sur cette question a été un des points examinés dans le huis clos de ce matin et je m’en félicite.

Cette décision courageuse et historique exige des sacrifices supplémentaires de la part de nos Etats que nous devons accepter de consentir pour conférer à notre Organisation plus de marge d’action et de crédibilité.

Nous avons également montré les preuves de notre engagement en faveur de l’intégration de notre continent en lançant officiellement le passeport de l’Union dont la promotion et l’accessibilité à tous nos concitoyens devraient constituer une priorité dans les années à venir. Ce document de voyage est un vecteur d’intégration à travers la libre circulation des Africains dans leur Continent.

Toutes ces actions s’inscrivent dans la perspective de la réforme de notre organisation. C’est dans cet esprit que nous avions confié au Président KAGAME la lourde tâche de réfléchir sur la réforme institutionnelle de notre Union. Le rapport du Président Kagamé ont fait l’objet de notre retraite tenue hier et ses conclusions ont été examinées dans notre huis clos de ce matin.

Je tiens à remercier et féliciter le Président KAGAME et son équipe d’éminents experts pour la qualité de leur rapport et la pertinence de leurs recommandations dont la mise en œuvre devrait être une priorité urgente si nous voulons insuffler une nouvelle dynamique à l’Union Africaine.

Excellences ;
Mesdames, Messieurs ;


L’année 2016 a été également marquée par la tenue de deux Sommets et d’autres rencontres avec nos partenaires, notamment avec le Japon, le Monde arabe et la Corée du Sud, sans oublier le Forum Economique avec la Turquie.

Tout en reconnaissant l’importance de ces partenariats pour notre continent, je voudrais appeler votre attention sur la nécessité de les rationnaliser en identifiant leurs faiblesses et leurs avantages. En tant que continent avec 54 Etats, nous devrions établir des critères nous permettant d’évaluer la contribution de chaque partenariat en termes de valeur ajoutée à la mise en œuvre de l’Agenda 2063 et au développement des projets intégrateurs.

A cet égard, il est tout aussi important que la question du format de notre participation aux réunions de tous nos partenariats soit revue.

Excellences ;
Mesdames, Messieurs ;


Les points cruciaux discutés dans le huis clos de ce matin portant sur le financement, la réforme institutionnelle et la mise en place de la zone de libre échange, montrent à suffisance notre volonté commune de transcender les pratiques du passé et d’envisager le futur sous l’angle de l’action et de l’efficacité.

Dans cette perspective, nous devons axer tous nos efforts sur la quête des résultats par l’amélioration continue de nos méthodes de travail notamment par l’allégement de nos ordres du jour et la bonne gestion de temps. L’élan amorcé à cet effet sous la présidence tchadienne devrait se poursuivre et se renforcer.  

Il convient de reconnaître que dans ce domaine, il reste encore beaucoup à faire tant au niveau de la Commission de l’Union Africaine qu’à celui des organes délibérants.

A cet égard, nous osons espérer que la nouvelle présidence en exercice et la direction de la Commission de l’Union Africaine, qui sera élue au cours de nos assises, feront preuve d’un leadership fort et engagé pour mettre en œuvre les réformes pertinentes envisagées.
Il est indéniable que les populations de notre continent attendent légitimement de leurs dirigeants des actions hardies, audacieuses et concrètes qui améliorent leur vécu quotidien et leur destin. C’est à ce sursaut panafricaniste que je voudrais nous inviter, chers frères et sœurs dirigeants.

Nous avons le devoir et l’obligation de maintenir vive la flamme de l’espérance que les pères fondateurs de notre organisation commune ont allumée en fondant l’OUA en 1963 sur les valeurs profondes d’unité, de solidarité et de cohésion.

Excellences ;
Mesdames, Messieurs ;

Avant de terminer, je voudrais rendre un hommage particulier à Madame la Présidente de la Commission de l’Union Africaine, Dr Nkosazana Dlamini Zuma, pour son leadership et son engagement en faveur de la cause africaine, et lui exprimer, ainsi qu’aux Commissaires et à l’ensemble du personnel de la Commission, nos remerciements pour leur précieux concours et leur franche collaboration durant mon mandat.  

Je tiens également à féliciter mon Frère le Président Alpha Condé pour sa brillante élection à la tête de l’Union, et lui souhaiter plein succès dans sa lourde mais exaltante mission.

Sur ce, je déclare ouverte la 28ème session de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Publié le 30-01-2017 10:01 Par
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